Rodolphe-Théophile Bosshard | 1923
Huile sur carton | 30 x 42.5 cm
Période 1920-1923 : Paris retrouvé
Imaginaire | Paysage | Créé à Paris
Inventaire RthB-21_D0136 | Collection privée
Photo François De Grandi
Rodolphe-Théophile Bosshard | 1923
Huile sur carton | 30 x 42.5 cm
Période 1920-1923 : Paris retrouvé
Imaginaire | Paysage | Créé à Paris
Inventaire RthB-21_D0136 | Collection privée
Photo François De Grandi
La documentation ci-dessous a été rédigée par François De Grandi, à l’exception des textes en italique avec mention de leur auteur.
Caractéristiques artistiques
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SUJET
Dramaturgie alpestre
Les montagnes savoyardes vues depuis la rive suisse du lac Léman, dont Bosshard amplifie ici l’imposante présence en mettant en évidence leurs lignes abruptes, ainsi que les contrastes des tons de leurs rochers et forêts, mis en opposition au calme azuré du lac.
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COMPOSITION
Superpositions et réflexions
Plusieurs ondulations des lignes de cimes en plans successifs, formant une masse posée sur l’horizontale pérenne du lac.
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TECHNIQUE
Huile sur carton
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PALETTE

Pertinente : 4864053
Gamme de tons d’automne, en plusieurs successions d’accords, sur continu de réflexions lacustres parsemées d’azur.
C’est bien là toute l’alchimie personnelle de sa peinture, que de malaxer tous ces ingrédients et de les marier dans une palette si évocatrice des sensibilités d’ici : une préférence pour les nuances «entre-deux» et les tons assourdis plutôt que les couleurs vives et éclatantes, et plus souvent feutrées et assourdies que fortes et affirmées ; le goût des passages et des transitions en douceur et dégradés qui disent la tendresse de son regard sur les beautés qui l’entourent ; le rejet des dissonances, des frottements acidulés et des contrastes violents ou tonitruants ; une sensualité pudique, jamais provocante et très «charme discret de la bourgeoisie vaudoise» ; et une proximité avec la musique, l’art que les Vaudois mettent au premier plan.
Très musicien, le peintre aimait à improviser au piano. Sa peinture en tire des sonorités mezza voce de musique de chambre et joue sur une forme de synesthésie associant intimement formes et couleurs.
Françoise Jaunin, article Alchimiste de la lumière, Catalogue de l’exposition
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LUMIÈRE
Globale, sans ombres portées
Bosshard ne cherche pas ici à représenter une heure particulière de la journée : par conséquent, l’absence d’ombres portées transporte cette scène à la limite de l’abstraction – bien que ce lieu reste reconnaissable – et focalise notre attention sur le caractère brut et imposant de ces montagnes.
Contexte
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PÉRIODE
1920-1923 : Paris retrouvé
paysage


