Rodolphe-Théophile Bosshard | 1923
Huile sur toile | 37.5 x 46 cm
Période 1915-1919 : Montricher sur Morges
Imaginaire | Nu | Créé à Tessin
Inventaire RthB-14-D0193 | Collection privée
Photo François De Grandi
Rodolphe-Théophile Bosshard | 1923
Huile sur toile | 37.5 x 46 cm
Période 1915-1919 : Montricher sur Morges
Imaginaire | Nu | Créé à Tessin
Inventaire RthB-14-D0193 | Collection privée
Photo François De Grandi
La documentation ci-dessous a été rédigée par François De Grandi, à l’exception des textes en italique avec mention de leur auteur.
Caractéristiques artistiques
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SUJET
Fragile émergence
Ce vignoble suspendu au-dessus du lac semble donner naissance à une humanité encore incertaine de son sort.
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COMPOSITION
Circularité et profondeur
Le visage du modèle étant situé en haut à gauche de la toile, c’est pas lui que le regard commence la lecture de cette scène, pour être vite capturé par le mouvement en demi-lune du corps menant aux murs du vignoble et, attiré par l’attention hors cadre du visage, revenir à celui-ci par l’horizontale du lac.
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TECHNIQUE
Huile sur toile
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PALETTE

Pertinente : 3231559
Bosshard joue ici sur une gamme de couleurs plus saturées que d’habitude : il donne ainsi au lac sa profondeur et aux murs de vigne leur monumentalité, étrangement mêlée au vêtement d’où son modèle semble émerger.
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LUMIÈRE
Diffraction
Mais en quoi Bosshard qui n’a adopté ni sa palette sévère ni sa forme incisive reste-t-il lié au cubisme ? Ce qu’il en garde avant tout, c’est l’idée de la diffraction de la couleur-lumière qui multiple les sources lumineuses à l’intérieur du tableau et en dynamise l’espace grâce à des points de vue mobiles.
• Françoise Jaunin, article Alchimiste de la lumière, Catalogue de l’exposition.
Note:
– la diffraction est la propagation et l’interférence de la lumière traversant des espaces ou rebondissant sur des réseaux d’objets, comparables en distance d’espacement ou en taille à la longueur d’onde de la lumière, qui alors a tendance à “s’éparpiller”.
Contexte
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PÉRIODE
1915-1919 : Montricher sur Morges
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ARTISTES EN RELATION
Eugène Carrière
En réalité, lors de son premier voyage parisien, c’est avant tout le Louvre que Bosshard découvre avec délectation. Vélasquez et Rembrandt sont ses plus grands chocs esthétiques.
Pour autant, ni le maître des noirs ni celui du clair-obscur n’auront une grande influence sur sa palette : le noir en est quasi absent et les clairs-obscurs y conservent des valeurs très proches, sans contrastes très marqués entre l’ombre et la lumière.
Ses modulations lumineuses à lui sont plus inspirées par Eugène Carrière qu’il admirait aussi beaucoup. Mais trop lyrique pour en épouser le caractère quasi monochrome, Bosshard en retient surtout la touche mobile et l’atmosphère enveloppante et ouatée.
• Françoise Jaunin, article Alchimiste de la lumière, Catalogue de l’exposition.
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