Italo De Grandi | Non daté
Aquarelle sur papier | 16 x 25.5 cm
Période 1969-1984 : La beauté du monde
Paysage avec architectures
Inventaire IDG-729 | Collection privée
Photo : François De Grandi
Collection : I et V De Grandi
Musée L'Atelier De Grandi
Italo De Grandi | Non daté
Aquarelle sur papier | 16 x 25.5 cm
Période 1969-1984 : La beauté du monde
Paysage avec architectures
Inventaire IDG-729 | Collection privée
Photo : François De Grandi
Collection : I et V De Grandi
Musée L'Atelier De Grandi
La documentation ci-dessous a été rédigée par François De Grandi, à l’exception des textes en italique avec mention de leur auteur.
Caractéristiques artistiques
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SUJET
La question de l'essentiel
Selon l’adage qui dit que “La perfection est atteinte non pas quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à enlever”, on va ici vers l’essentiel, mais est-il encore vraiment là ?
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COMPOSITION
Alignement en suspension
Deux surfaces inégales, le ciel magnifié par une ligne d’horizon au tiers inférieur de la composition, et l’eau en dessous. La silhouette de la vile est posée sur cet horizon : l’impression de suspension vient du faite qu’il s’agit d’un contre-jour crépusculaire, dont la luminescence est reflétée par l’eau. Seuls quelques poteaux de canal en légère perspective indiquent l’éloignement de ce quasi mirage…
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TECHNIQUE
Aquarelle sur papier
Les éléments constitutifs de cette composition sont réduits à leur plus simple expression picturale : des aplats de couleurs quasi mono chromatiques, à l’exception de l’eau de la lagune et le ton luminescent du ciel reflété dans l’eau – juste en dessous de la ligne d’horizon et vers le bord inférieur du tableau – relève d’un léger fondu de tons humides sur humides d’une grande précision.
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PALETTE

Pertinente : 5859699
Le gris-bleu d’un mirage en contre-jour ?
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LUMIÈRE
Luminescence reflétée
Un ample contre-jour et une silhouette quasi évanescente contre un ciel uniformément lumineux : on est au crépuscule, après le coucher du soleil, au moment où le ciel s’illumine comme de lui-même et rempli toute l’atmosphère de ses tons dorés, reflétés ici par l’eau calme de la lagune.
Contexte
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PÉRIODE
1969-1984 : La beauté du monde
Entre 1978 et 1984 :
À la Venise estivale et engorgée Italo préfère celle de la trêve hivernale, du calme, du silence.
Il peint toujours sur le motif en janvier et février. Il choisit spécifiquement l’aquarelle : un peu d’eau, quelques pigments, beaucoup d’agilité pour capter transparences et lumières fugaces.
Pierre et François De Grandi, Avant-propos, Catalogue de l’exposition, 2020
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ARTISTES EN RELATION
Les peintres du silence
[L’aquarelle…] ceux que l’on qualifie de « peintres du silence », Giorgio Morandi, Italo Valenti, Gérard de Palézieux ou les frères Italo et Vincent De Grandi en vénèrent la concision laconique, l’évanescence quasi immatérielle et la rêveuse apesanteur.
Françoise Jaunin, Histoire d’eau à petites touches in Catalogue de l’exposition, 2020
Giorgio Morandi : Nature morte, 1959
Italo Valenti : Le magicien et le bateau, 1982
Gérard de Palézieux : Riva degli Schiavoni, 1975
paysage


